Mardi 20 mai 2008

Bonjour Monsieur *** ***,

Je me présente, *** ***, Professionnel de la lumière, photographe, créateur lumière, sonore, formateur  à *** *** *** ***, amis de bien de professionnels qui n’ont pas la langue dans leur poche, de créateurs, de gens qui ont la critique
constructive, d’Universitaires. Prochainement diplômé de master “stratégie du développement culturel”(j’oublie aussi que j’ai été facteur de pianos, spécialiste des accords tempérés inégaux (baroques pour ceux qui ont quelques problèmes de culture dans le domaine du son) sur clavecins et orgues positifs(je vous laisse le soin d’enrichir votre vocabulaire en vous laissant chercher mais en vous orientant en vous disant qu’ici ce n’est pas le contraire de négatif)...., ah oui j’oubliais une expérience en radio...Que j’avoue déplorable, surtout pour ceux qui m’ont préféré dehors que dedans, je crois que c’était pour ma liberté de penser, pas assez la culture d’entreprise...

Maintenant que nous avons posé le décor, éclairons la scène...

En principe quand je parle, je sais à qui je m’adresse, mais faisons une exception. On pourrait penser que je me rassure en vous imposant mon parcours, presque à suggérer un quelque chose qui ferait imaginer une sorte de sentiment de domination à tendance “hormones du printemps”. Mais non il n’en est rien, je parle pour faire découvrir qui je suis. C’est con mais je ne suis pas très concours, et encore moins discours de maître si je n’ai pas décider d’être l’élève.
Une liberté que je m’octroie comme cela, paf. Comme celle de vous répondre évidemment avec l’accord de mon camarade (vocabulaire qui devrait vous faire sourire) et non moins ami *** ***. Mais Monsieur puisque vous êtes soucieux d’une problématique posée, d’une progression narrative, et pour finir dans le désordre d’un enjeu que vous cherchez dans son absence je peux vous assurez que vous venez de faire une découverte malgré vous. Je pense que vous seriez très bien à Arte Radio puisque vous semblez soucieux du formatage des œuvres, ou alors au Ministère de la culture. Vous voyez, je vous complimente.

Mais là je semble blessé et il n’en est rien.

Je voulais vous remercier pour votre analyse que je partage sur certains points. Sur votre impression de ne pas savoir trop où vous vous trouvez, ni où vous allez, je suis d’accord.
Il est toujours surprenant de découvrir ce que pensent les autres et comment ils réalisent leur projet. A tenir le micro avec délicatesse, du bout des doigts, avec retenue, ne doit pas vous faire peur. Rassurez vous cela est fait de manière intentionnelle. Quant à prendre la parole il ait parfois un choix qu’il faut savoir maîtriser. Se taire est regrettable je vous l’accorde, ne pas diriger peut amener au chaos, quant à ne pas dire où l’on est, où l’on va, il n’y a que dans les démocraties que l’on voit cela.
Je suis bien sûr fort impressionner par le sens de votre rhétorique concernant l’insuffisance de l’écoute pour comprendre les choses, c’est comme dans la vie dites vous... Je laisse apprécier à *** la haute portée philosophique de votre propos. Je ne suis qu’un cuistre pour pouvoir en dire un seul mot.

“ Pour la partager avec d'autres, un tri doit être fait, des stratégies doivent être opérées pour révéler des choses qui ne peuvent pas être dites telles quelles, etc”...
De nouveau je suis impressionné...Merci.
Merci pour le management que vous opérez sur vos choix, sur le fait de vous croire assez ouvert pour en accepter votre étroitesse, de vous croire de gauche j’en suis sûr, ou de centre gauche à tendance libérale protestante, de ne pas rire, d’être important pour ceux que vous dirigez et qui vous dirigent, de croire que la Grenouille fait le beau temps, de croire que d’être inventif (ou stratégique?) c’est d’inviter Arte Radio dans un centre d’art contemporain, de croire que l’on ne sait pas, de donner des directions et des intentions dans votre irrespect (manque de stratégie ou d’humilité?), pour tant d’autres choses encore...merci pour le temps gagné à ne rien partager avec vous.

Peut-être croyez vous que celui qui manque d’humilité, c’est moi. Que mes propos sont disproportionnés, que vous ne comprenez pas. Ne vous inquiétez pas vous avez raison.
De toute façon vous avez raison.

Mais supposez, la prochaine fois, que l’on vous respecte tout autant que vous respectez.
Essuyer un refus n’est rien, nous ne cherchons pas à plaire à qui que ce soit.
Mais ne nous imposez plus votre dédain et votre superbe sur le comment faire pour vous plaire. Nous ne cherchons pas cela.
Vous n’êtes pas “le public”, il faut vous l’avouer, comme il faut vous avouer que vous ne vous vous respectez pas en vous cachant derrière les approbations timides de Mesdemoiselles *** et *** qui ne sont que “assez d’accord”, c’est à dire pas tout à fait.
Je crois que vous manquez de maturité.
“des stratégies doivent être opérées pour révéler des choses qui ne peuvent pas être dites telles quelles, etc.” et je rajoute que c’est dans son absence  de sens que le discours peut prendre tout son sens, et le votre est bien vide.

*** ***.
par etienne publié dans : poubelle communauté : Resituationnisme neo Dada
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Vendredi 1 février 2008
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par vincent bonnet publié dans : poubelle communauté : Resituationnisme neo Dada
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Dimanche 1 juillet 2007
Les gens qui vont au théâtre pour se rincer l’œil. Les gens qui allument la télévision uniquement à l’heure des actualités mais qui une heure plus tard n’ont retenu que les publicités avant et après et vaguement le bulletin météo. Les gens qui vont sur Internet pour tester leur propre nom dans les moteurs de recherche. Les gens qui vont au concert pour boire de la bière dans des gobelets en plastique. Les gens qui vont au musée pour faire un peu de sport (de la marche à pied des étirements). Les gens qui vont au sport pour avoir une excuse à se laisser grossir encore un peu. Les gens qui vont au café la nuit pour s’époumoner. Les gens qui vont au café le jour pour que les autres gens qui vont au café le jour se sentent moins seuls zaussi. Les gens qui vont au grand cinéma pour la place pour les jambes et les accoudoirs. Les gens qui vont au petit cinéma en rasant les murs pour mieux se faire voir. Les gens qui vont à la manifestation pour faire un peu de sport se fondre dans la foule passer incognito et finalement mieux se faire voir et se sentir moins seuls. Les gens qui vont à la bibliothèque pour feuilleter les livres de fétichisme et autres curiosités. Les gens qui vont au cours de théâtre pour se rincer l’œil dans le vestiaire mixte et mieux se connaître zeux-mêmes. Les gens qui vont au match de foot pour observer la télévision au travail et s’imaginer la retransmission qu’ils sont en train de manquer. Les gens qui vont à la fête chez des amis pour le plaisir de faire découvrir et partager leur spécialité culinaire de fête (salade composée ou tarte salée). Les gens qui vont à la messe pour être solidaire (du 3e âge des immigrés de confession chrétienne des nouveaux pays entrant dans l’Union Européenne et cetera). Les gens qui vont au hammam pour se faire suer. Les gens qui vont à la table d’hôte pour tester leur sociabilité et les nouvelles techniques apprises au cours de théâtre. Les gens qui vont au Shopping Center comme unique lieu de loisir contenant tous les loisirs et les annulant tous et qui ne pourraient donc avoir de scrupules à y brûler leurs journées. Les gens qui vont au restaurant pour ne pas avoir à se faire à manger chez eux et qui en font toute une fête. Les gens qui ne possèdent un poste de télévision que pour visionner des vidéos très spécialement choisies qu’ils choisissent de visionner. Les gens qui vont à la piscine pour le goût de l’étrange. Les gens qui vont en promenade pour leur chien et qui se rendent compte que la promenade leur fait du bien à eux zaussi. Les gens qui vont voir leur père au cimetière pour leur mère et qui se souviennent d’un coup que les cimetières existent qu’ils sont des lieux surréalistes que personne ne comprend des lieux aménagés pour d’autres gens – les morts – qui n’en cernent pourtant pas davantage l’existence et encore moins l’essence que les autres gens – les vivants – qui sont amenés de temps à autre au cours de leur vie unique et brève à en constater l’existence. Le temps de se rendre compte de l’incongruité du cimetière et l’enterrement ou la visite est passée ! Ils oublient ces bêtes pierres et ces terrains quadrillés qui tapissent des os des crânes et des orbites des mâchoires et des doigts des omoplates et du bois du coton tissé des bagues et des croix.

par etienne publié dans : poubelle communauté : Resituationnisme neo Dada
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